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Cinéma

Eragon

Eragon est tiré d’un roman d’Heroic Fantasy écrit par un jeune garçon de 16 ans (best-seller et tout le tatouin, pas trop difficile quand son père est éditeur...). On ne s’étonnera pas qu’ici nous sommes plus proches de Narnia que du Seigneur des Anneaux en terme de violence. On va dire que c’est de l’Heroic Fantasy pour pré-adolescents où les choses restent encore dans un context « merveilleux ».

Eragon va donc nous narrer l’histoire d’humains et de dragons et qui bataillent pour avoir le pouvoir. Tous les dragons sont tués ainsi que les dragonniers (les conducteurs de dragon) au profit d’un seul être maléfique. Ce dernier autoproclamé Roi essaie d’empêcher tout nouveau mouvement de sédition ainsi que la formation de tout nouveau dragonnier. C’est dans ce contexte qu’un oeuf de dragon tombe entre les mains d’un jeune fermier : Eragon.

De la légende et de l’Ado en adulte en devenir, voilà le postulat pour démarrer une histoire calibrée à entrer dans les foyers. C’est ce côté « je mange à tous à les rateliers » que le film trouve ses limites. Il ne sera pas assez subversif pour retenir notre attention d’adulte, pas assez merveilleux pour captiver notre âme d’enfant. Bref, il entre dans le foyer mais il est coincé entre deux portes.

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Saphira une dragonne bien soumise...

Eragon est servi par des acteurs de renom en la personne de Jeremy Iron, Rachel Weisz (pour la voix de la Dragonne), et John Malkovich. Le débutant Edward Speleers qui joue l’ado de service s’en sort difficilement... Ce n’est pas Mark Hamill, si on peut tenter une comparaison avec de l’Heroic Fantasy de l’Espace ou Tom Cruise pour Legend.

Sans casser une patte à un canard, Eragon fait mieux que le film Donjon et Dragon (là aussi on avait servi un jeune premier blond)... Jeremy Iron se sort plutôt bien dans un registre différent que Donjon et Dragon où il s’en était donné à coeur joie jusqu’à la parodie du méchant plombant par la même occasion la crédibilité déjà faible du film. Ici tous essaient de jouer sérieusement le jeu, même si la mise en scène ne le sert pas. John Malkovich qui bredouille quelques mots n’effraie manifestement personne même pas son subordonné le plus immédiat !

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Aria la princesse qui le vaut bien

Quant aux effets spéciaux, ils bénéficient de ce qui fait de mieux en ce moment. Et on ne s’en plaindra pas même si le design du dragon manque vraiment d’ambition mais là encore, je pense que c’est dû au fait qu’on ménage le public. Les combats de dragons sont très bien menés, bien visibles, au grand dam de ce que pourraient penser les mauvaises langues qui jurent que par le Seigneur des Anneaux ou autres. Enfin, c’est parce qu’ils n’ont pas eu droit aux dragons qu’ils râlent ! ;op

Eragon, se regarde et s’oublie probablement. On reproche juste le manque d’ambition.

P.-S.

Réalisateur : Stefen Fangmeier
Acteurs : Edward Speleers, Jeremy Irons, Rachel Weisz
Durée : 1h45
Année : 2005