Après La mémoire dans la peau (The Bourne Identity), et La mort dans la peau, Jason Bourne nous revient et avec lui ses problèmes de mémoire. On nous dit que ce troisième opus n’est en rien la suite du précédent, mais du premier, c’est à ne rien y comprendre quand on sait que les personnages du second épisode sont dans le 3ème…
Matt Damon a eu le génie d’accepter d’incarner Jason Bourne, tout comme Kiefer Sutherland pour Jack Bauer. Là, où on attendait des acteurs plus musclés pour ce genre de rôle, ces deux acteurs au physique monsieur tout le monde ont su insuffler leur force dramatique. Dotés de cette « grande » force, ils impressionnent physiquement. Le jeu d’acteur de Matt Damon se distingue ici véritablement de son pote Ben l’affligeant « houps… » Affleck.
La Vengeance dans la peau a réalisé le meilleur démarrage de toute l’histoire du box-office américain pour un mois d’août ce qui montre que les fans de la saga Bourne ont bien digéré le très controversé La mort dans la peau (The Bourne Supremacy). En effet dans cette séquelle, la caméra de Paul Greengrass a la fâcheuse tendance à s’affoler au moindre mouvement. La course poursuite de fin signe l’apogée de son style tremblant. Certains crient au génie, d’autres comme moi crient au vomi.
J’avais donc beaucoup d’appréhension pour ce dernier Bourne (dernier pour Matt Damon) car Paul Greengrass s’empare de nouveau des commandes ! Nous avons à encore une fois des scènes « caméra à l’épaule » partout. Même dans les moments les plus calmes. Il n’y a pas à dire, la caméra a le virus de la tremblote. Le mal de mer n’est pas loin !Toutefois, dans certaines scènes de poursuite, le « bougé » de la caméra sert bien le récit. La bouillie informe des images donne le caractère mouvant des scènes, le chaos maîtrisé ?
Quelques moments d’anthologie donnent à ce 3ème Bourne son intérêt notamment la scène du chat et de la souris dans une gare d’Angleterre.
Dans l’ensemble, vous passerez un bon moment même si le choix d’une caméra à l’épaule n’est pas forcément des plus adéquats (il y a pourtant des adeptes et nombreux qui plus est !). Il manque probablement une fin en apothéose pour marquer le coup. Pour rendre le film meilleur, il faudrait aussi enlever la très longue scène de courte poursuite dans les rues du Maroc. Super par moment, mais qu’est-ce que c’est long.
